Comte Louis-Antoine Colle, Toulon

Comte Louis-Antoine Colle, Toulon

E IX, 4133


Merci à lui pour les paiements effectués à la maison salésienne de Navarre au recteur Fr Perrot — il n'y a pas d'autres comtes et comtesses aussi généreux que la famille Colli en France ou en Italie.


Torino, 29 décembre 1884


Mon cher et charitable comte,


Je voudrais vous faire une visite et personnellement vous faire bien des actions de grâces. Ne pouvant faire la chose avec des paroles, je désire, que par lettre je finisse l’année en vous écrivant, ô charitable monsieur le comte et madame la comtesse Colle. Dieu soit béni et remercié, qui nous a conservés en bonne santé, et, je l’espère, aussi dans sa grâce. Parmi les autres bonnes oeuvres vous avez payées pour don Perrot les dettes de la Navarre; et le bon Dieu ne manquera pas de vous récompenser largement, et nos pauvres orphelins prieront sans cesse à votre intention: heureux don Perrot qui a des payeurs de telle façon. Mais pourquoi ne pouvons-nous pas trouver des bienfaiteurs semblables en Italie? Si telle payeur existe en Italie, qu’il vienne payer soixante et quinze mille frs. que D. Rua devra payer pour nos missionnaires d’Amérique, une autre somme presque semblable pour le trousseau, pour le voyage de ceux qui partiront au plus tôt? Pourquoi ne vient-il pas payer les dettes de nos maisons de Turin, et de l’église et hospice de Rome?


La raison est claire. En France et en Italie il y a un seul monsieur le comte Colle; et nous bénissons mille fois le bon Dieu que ce monsieur et madame la comtesse Colle vivent pour nous aider, nous appuyer, nous soutenir dans nos difficultés. Que Dieu vous conserve tous les deux bien longtemps en bonne santé, et vous donne la grâce de passer encore d’autres et bien d’autres années heureuses comme récompense de vos charités sur la terre, et enfin dans l’autre vie le vrai prix, le grand prix dans le séjour du paradis, où, j’ai pleine confiance, que nous pourrons nous trouver avec Jésus, Marie, notre cher Louis, à louer Dieu, a parler de Dieu éternellement. Jeudi, premier de l’année 1885. Dans toutes nos maisons, on prie, on fera des communions pour vous. Veuillez aussi recommander votre pauvre à Dieu

Obligé humble serviteur

Abbé I. Bosco