Le comte et la comtesse Louis-Antoine et Marie-Sophie Colle

Le comte et la comtesse Louis-Antoine et Marie-Sophie Colle

E IX, 4296


Il exprime sa gratitude pour leur gentillesse et leur charité envers la congrégation salésienne — actuellement les seuls bienfaiteurs en raison de l'épidémie de choléra — avec des remerciements particuliers de la Russie, de la Prusse et de la Pologne — un rêve en Chine accompagné de leur fils Louis — le Père Rua fournira des informations sur l'orphelinat de Rome.


Turin, 15 ianvier 1886


Mr le C.te et M.me la C.sse,

Je parle de vous tous les iours, et je puis dire tous les moments, mais ma pauvre tête étant touiours un peu tracassée, je dois écrire bien peu en comparaison de ce que je devrais faire pour vous remercier de tant de bonté et de charité que vous nous faites. Dans ce moment vous êtes non seulement le soutien de nos oeuvres et même des Salésiens, mais vous êtes devenus dans ces iours, presque nos seuls bienfaiteurs. Car dans ces moments les offrandes sont diminuées dans une mesure affreuse surtout dans nos maisons de France et dans nos missions d’Amérique. Mais notre charitable quêteuse, Notre Dame Auxiliatrice, commence à venir à notre aide avec des grâces exceptionnelles dans la Russie, dans la Prusse, et notamment dans la Pologne. D. Rua vous envoie des nouvelles de l’orphelinat de Rome. Rome c’est une ville éternelle. Dire beaucoup, faire beaucoup, et se contenter de faire les choses très lentement. Patience.


Vous recevrez aussi la notice de la promenade en Chine avec notre bon Louis. Quand le Bon Dieu nous fera la grâce de nous entretenir personnellement nous aurons bien de quoi discourir. Comme récompense de votre charité que Dieu vous donne tous les bonheurs sur la terre, mais qu’il vous tienne assuré le grand et l’éternel bonheur du paradis avec tous nos parents et nos amis. Ainsi soit-il.

Je serai à Jamais avec la plus sincère gratitude et vénération en J. Ch.

Humble affectionné

Abbé J. Bosco